Après l’information, le week-end passé, de l’abandon du projet de construction d’une prison à Sambreville, L’Avenir annonce ce matin que ce serait le site de Sugny (Vresse-sur-Semois) qui serait finalement retenu. Prenant acte avec regret de ces options du Gouvernement fédéral, Ecolo Sambreville s’interroge sur les motivations qui y ont conduit, au-delà de l’évolution des influences politiques francophones au sein du Gouvernement fédéral.

Un choix partisan plutôt qu’une approche objective et réfléchie!

Après l’information, le week-end passé, de l’abandon du projet de construction d’une prison à Sambreville, L’Avenir annonce ce matin que ce serait le site de Sugny (Vresse-sur-Semois) qui serait finalement retenu. Prenant acte avec regret de ces options du Gouvernement fédéral, Ecolo Sambreville s’interroge sur les motivations qui y ont conduit, au-delà de l’évolution des influences politiques francophones au sein du Gouvernement fédéral.

Dans quelle mesure les questions relatives à la bonne utilisation des terrains disponibles, aux frais de fonctionnement spécifiques et aux difficultés de mobilité liées à une prison éloignée de tout et à l’impact de cet éloignement sur les réinsertion des détenus et sur leurs familles ont-elles été prises en compte par le Gouvernement fédéral ? Poser la question, c’est sans doute y répondre. Ce n’est pas une analyse objective et réfléchie qui a conduit à cette décision, mais bien et de toute évidence une démarche partisane de la part de la composante francophone de la majorité fédérale.

Ecolo ne peut que déplorer le sort réservé au projet sambrevillois dans futur Masterplan Prisons. Alors que le dossier aurait enfin pu trouver une issue favorable grâce aux subsides FEDER octroyés à la dépollution du sol, les arguments finalement avancés pour en justifier l’abandon paraissent pour le moins curieux. En fonction d’objectifs d’utilisation parcimonieuse du sol (réaffectation d’une friche industrielle) et de son accès aisé (aussi via les transports en commun), et quoi que les enjeux en matière d’emploi dans le canton de Gedinne soient également légitimes, le site de Sambreville possédait en effet de façon évidente des avantages qui ne sont pas ceux de Sugny.

Au-delà des problèmes urbanistiques et de mobilité que pose ce choix fédéral, et bien qu’Ecolo privilégie le renforcement de la prévention et la lutte contre l’injustice sociale, cet abandon du projet de prison à Sambreville, s’il est confirmé, sonnerait le glas d’un vivier d’emplois moyennement qualifiés et non délocalisables pour un sous bassin qui a trop souffert ces dernières années, notamment par la fermeture définitive de la filière « verre ». Pour Ecolo, c’est un nouveau coup de jarnac déplorable qu’inflige le Gouvernement fédéral, et en l’occurrence le Mouvement Réformateur, à une région qui mérite pourtant la mobilisation de toutes les formations politiques pour réussir sa reconversion !

Jean-Luc Revelard
Muriel Minet
Conseillers communaux ECOLO à Sambreville

Communiqué de presse

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