Ce 20 juin 2017 lors du conseil communal, ECOLO-Sambreville, Jean-Luc Révelard, notre chef de file a interpellé le collège concernant l’implantation d’un centre de regroupement et de stockage provisoire de déchets non dangereux et de déchets inertes BRUCO sur le site de Saint-Gobain.

Des informations contradictoires circulent sur le dossier et une demande d’éclaircissement était plus que nécessaire. En effet, certaines sources évoquent la création de 70 emplois et d’un approvisionnement par la Sambre tandis que d’autres parlent plutôt de 12 emplois et d’un transit journalier de 100 camions.

Dans sa réponse, Mr Luperto explique que dans un premier temps, l’entreprise BRUCO démarrerait ses activités en Wallonie avec 12 personnes et en alimentant le site par la route, mais qu’ à court terme l’emploi augmenterait et que l’approvisionnement se ferait essentiellement via le quai de chargement situé sur la Sambre à côté duquel l’entreprise s’installe.

D’autre part, il nuance les nuisances en signalant :

  • qu’un trajet obligatoire via les RN90 et RN 98 limitait le charroi au maximum et que le charroi généré par Saint Gobain était beaucoup plus important.
  • que l’entreprise s’installait au point le plus éloigné des habitations,
  • que quoi qu’on en pense le site de Saint Gobain est un site industriel.

Jean-Luc Révelard réplique en précisant que par principe, Ecolo est favorable au recyclage, à l’économie circulaire et à la création d’emplois non délocalisables mais que le rapport nuisances bénéfices doit être favorable aux sambrevillois.

Mr Luperto signale que la commune sera très attentive à tous ces aspects mais que in fine la décision sera prise par la fonctionnaire délégué de la Région Wallonne comme ça a été le cas pour l’entreprise SITA située de l’autre côté de la voierie pour laquelle la commune (et Ecolo) avait émis un avis défavorable.

Voilà qui n’est pas de nature à nous rassurer.

D’autant que la réponse fournie ne comporte pas tous les éléments que Jean-Luc Révelard, a pu constater dans le dossier disponible à l’examen au service urbanisme :

  • Activité de 6h00 à 22h00 avec charroi de 7h00 – 18h00,
  • Stockage (intérieur) de 15 tonnes de déchets dangereux dont 10 tonnes d’amiante. Le reste étant constitué de peintures, batteries…),
  • Activité principale en extérieur avec son lot de matières en suspension,
  • Incidence sonore sur l’environnement,
  • Aucune trace des 70 emplois dans le dossier.

Certes, le charroi devrait s’atténuer après la destruction des fours verriers prévue en 2019, mais les nuisances ne seront limitées que si des contrôles réguliers et stricts  sont effectués. (Particules, bruit, eaux…)

 

Pour ECOLO-Sambreville, ce dossier pose encore une fois (SITA cité plus avant) la question de la pertinence de ce type d’entreprise dans une zone industrielle enclavée dans une cité.  Sans remettre en question le cor business de cette entreprise qui répétons-le exerce un travail salutaire de recyclage,  Ecolo-Sambreville se montre circonspect sur cette implantation et exige que des garantiessoient fournies par BRUCO  tant en terme de limitation des nuisances et de création d’emplois.

Pour Ecolo-Sambreville, il n’est pas question d’accepter « un chat dans un sac » sur notre territoire  sous prétexte que nous traversons une crise majeure de l’emploi.

La Locale Ecolo-Sambreville et nos conseillers communaux y seront particulièrement vigilants.

Voici l’interview de Canal C

http://www.canalc.be/sambreville-un-projet-de-centre-de-tri-sur-le-site-de-lex-entreprise-saint-gobain/

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