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Le projet de centre de tri de déchet sur le site de bonne espérance à Moignelée inquiète légitimement certains riverains.

Le groupe ECOLO-Sambreville a interrogé le Collège Communal par l’intermédiaire de Jean-Luc Révelard ce lundi 30 août 2021 concernant ce projet.

La question était la suivante :

« Le projet de l’entreprise SODEMAF sollicitant une autorisation pour installer une unité de triage et de stockage de déchets inertes à hauteur du port de Moignelée suscite un émoi légitime auprès de riverains craignant pour leur tranquillité et pour la pérennité de la zone Natura 2000 toute proche.  La mobilisation citoyenne, spontanée a abouti notamment à la constitution d’un groupe « Moignelée propre » sur Facebook et d’une pétition contre le projet.

Le groupe ECOLO-Sambreville tient :

1. À préciser qu’il n’est ni le porte-parole de ce groupe de citoyens, ni mandaté pour le représenter et que cette intervention n’a pour d’autre but que d’interpeller le Collège avant une prise de position définitive. L’enquête publique se clôturant le 2 septembre.

2. À rappeler, par principe, son attachement au développement de l’économie circulaire, le recyclage constituant une alternative positive à l’épuisement des ressources de la planète.

3. À s’inscrire dans une démarche de respect du bien-être des riverains impactés par tout type d’activités susceptibles de dégrader leur environnement au sens large.

Ceci, étant posé, pouvez-vous nous faire part de vos réflexions sur le sujet sachant que la commune n’est pas propriétaire du terrain, que l’entreprise s’installerait sur une zone industrielle au plan de secteur, que la reprise d’une telle activité sur le site est susceptible d’entraîner des nuisances aux riverains, qu’il pourrait y avoir un impact négatif pour la faune locale occupant la zone Natura 2000 ? »

 

Le Collège par la voix du Bourgmestre a déclaré ne pas avoir encore pris de décision car l’enquête publique se clôture le 2 septembre. Et ce n’est qu’après avoir pris connaissance des remarques, questions… qu’une position sera prise.

 

ECOLO-Sambreville a tenu à alimenter la réflexion du Collège en déposant au service urbanisme une série de réflexions, recommandations.

 

À savoir :

– En consultant le dossier, nous avons constaté une différence d’horaire d’exploitation entre ce qui est prévu dans le Permis Unique qui mentionne (7h00 – 18h00) et la note environnementale qui prévoit (7h00-17h00). Ce point est à éclaircir !

– Les normes de bruits sont déterminées sur le site (95db et 115 db) sachant par ailleurs que le matériel (cribleuse et concasseur) est mobile.

ECOLO constate cependant qu’il n’y a pas d’évaluation des incidences sur l’environnement (EIE). Une telle étude est pourtant indispensable pour évaluer les conséquences pour les riverains, qu’elles soient auditives, olfactives… ECOLO demande donc la réalisation d’une telle étude avant d’envisager l’installation de l’entreprise. Car outre le fait que le bruit généré sera complémentaire à l’autre entreprise déjà installée à proximité, qui a de surcroît demandé une extension de ses activités. Il n’y a aucune référence aux éventuelles émanations olfactives générées par les déchets stockés.

– Dans le même ordre d’idée, ECOLO prône l’installation d’un couvert végétal (haie haute tige) le long de la voirie jouxtant le site côté riverains pour limiter au maximum l’impact visuel ainsi que les éventuelles dispersions de poussières.

– ECOLO demande également un engagement de la commune pour limiter l’installation industrielle au-delà de cette zone en vue de renforcer la zone tampon.

– Sachant qu’à la sortie du site, les camions rejoignent la RN90 en démarrant quasiment à l’arrêt, avec une visibilité limitée pour les automobilistes due à la configuration de la route rapide, ECOLO préconise soit un aménagement routier du type bande de lancement ou à tout le moins, l’installation d’un panneau « Sortie de camions » sur la RN90.

– Enfin, si le projet voit le jour, ECOLO demande la création d’un comité de concertation avec les riverains pour le suivi de l’exploitation avec SODEMAF mais aussi avec SATEA situé en amont.

Nous ne manquerons pas de vous informer de l’évolution de la situation, ainsi que de nos prises de positions.

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